4 pressions qui redéfinissent l'agenda des DSI dans l'AECO en 2026
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Il y a quelques années, la conversation avec les DSI dans l'AECO portait sur la manière de justifier les investissements technologiques. L'enjeu était d'introduire les outils, de former les équipes et de prouver la valeur à la fin du cycle.
La conversation a évolué.
Le rapport Bridging the Gap 2026 de Revizto, qui a interrogé 2 006 professionnels de l'AECO sur huit marchés, dont quatre questions adressées exclusivement à un échantillon de 600 DSI, dresse le portrait d'une communauté de responsables technologiques soumise à un ensemble de pressions plus accentuées et plus complexes.
Quatre d'entre elles ressortent clairement des données :

Ensemble, ces quatre pressions reconfigurent les priorités de la transformation numérique de l'AECO, la manière dont les DSI allouent leurs budgets, et la façon dont ils préparent leurs organisations à ce qui vient.
Pression 1 : la souveraineté des données est désormais un enjeu de gouvernance
96 % des DSI de l'AECO interrogés se disent préoccupés par la propriété et le contrôle des données lors de la sélection de fournisseurs de technologies. 38 % se décrivent comme « très » ou « extrêmement » préoccupés. (En savoir plus sur la sécurité et la souveraineté des données chez Revizto.)
Cette réponse quasi unanime marque un tournant. La propriété des données était autrefois l'affaire des contrats d'achat. Elle figure désormais dans les registres de risques au niveau du conseil d'administration.
La préoccupation est la plus forte en Australie et en Allemagne, où des environnements réglementaires plus stricts et une sensibilité accrue au verrouillage fournisseur ont hissé le sujet en tête des priorités. Le message adressé aux éditeurs est clair : les DSI n'achètent plus seulement des fonctionnalités. Ils achètent la maîtrise de leur propre intelligence de projet.
Pour quiconque est responsable de la mise en œuvre de logiciels de construction, cela modifie l'évaluation des fournisseurs. « Où sont hébergées ces données, et qui en a le contrôle in fine ? » est désormais l'une des premières questions posées, pas l'une des dernières. Et les réponses reconfigurent les plateformes retenues en présélection.
Pression 2 : les coûts logiciels augmentent — et la direction financière s'en apercçoit
66 % des DSI interrogés ont signalé une hausse des coûts de licences logicielles et cloud au cours des douze derniers mois :
Ce n'est pas une tendance discrète. C'est un poste budgétaire visible au niveau du DAF, qui se traduit par une pression sur les DSI pour justifier, rationaliser et, si possible, réduire les dépenses.
La complication, c'est que cela se produit au moment précis où l'ambition numérique s'intensifie. Les entreprises attendent davantage de leurs technologies — une meilleure coordination, des données plus propres, une plus grande maturité pour l'IA — tout en cherchant à payer moins par poste qu'il y a deux ans.
Cette tension est ce qui alimente la pression suivante, et sans doute la plus déterminante.
Pression 3 : la pile technologique de la construction se scinde presque en deux
Le secteur est presque également divisé sur la stratégie à adopter pour les 12 à 18 prochains mois :
Ce n'est pas de la confusion. Ce sont des entreprises qui font des paris stratégiques génuinement différents, selon leur niveau de maturité numérique. Celles qui sont encore au début de leur parcours numérique continuent d'ajouter des capacités. Celles qui investissent depuis une décennie se retrouvent avec des piles devenues ingérables, onéreuses et redondantes.
Le mouvement le plus répandu reste néanmoins la consolidation. 31 % des DSI prévoient de consolider jusqu'à 25 % de leur pile — la réponse individuelle la plus fréquente dans l'ensemble des données. Le groupe qui mise sur la consolidation avant tout pose une question précise : que peut-on supprimer de la pile sans perdre en capacité ? Et la réponse est de plus en plus : plus qu'on ne le pensait. Outils spécialisés qui se chevauchent, systèmes hérités maintenus sous perfusion, intégrations conçues pour des flux de travail dépassés — tout cela est passé en revue.
La consolidation de la pile rejoint directement le défi de l'adoption des technologies de construction abordé au chapitre 2 du rapport. Des outils moins nombreux et mieux connectés réduisent la charge de formation des équipes — qui est le facteur le plus déterminant dans les obstacles à l'adoption. L'objectif final est une veille de projet connectée : une couche de plateforme où la coordination, les données et les décisions coexistent plutôt que d'être dispersées dans des systèmes déconnectés.

Pression 4 : la maturité pour l'IA est avant tout un problème d'infrastructure de données
La conversation sur l'IA est passée de « faut-il le faire ? » à « en sommes-nous capables ? » — et les données 2026 montrent où se trouvent les vrais obstacles. Les quatre principaux freins à la valeur de l'IA cités par les DSI de l'AECO :
Intégrations et fondations de données représentent ensemble 32 % de tous les freins à l'adoption de l'IA — la catégorie combinée la plus importante.
Cela repositionne l'IA comme un problème d'infrastructure, non d'ambition.
« Les mises en œuvre réussies de l'IA que nous observons actuellement sont celles qui sont extrêmement ciblées, par opposition à celles qui cherchent à tout résoudre d'un coup et à poser l'IA au-dessus de tout comme si c'était un bouton magique. C'est là que l'on commence à bâtir de la crédibilité : au niveau des tâches. »
David Felker, DSI, Trilon Group
« Les préoccupations réglementaires et les lacunes en compétences deviennent plus gérables lorsque l'IA est intégrée dans les outils que les équipes utilisent déjà, plutôt que d'être ajoutée en couche séparée. Le frein lié aux compétences diminue lorsque les gens peuvent simplement interroger leur maquette sans changer de contexte. »
Jaime Alonso Candau, Directeur, nonica.io
Le constat est constant. Les entreprises qui déploieront l'IA de manière significative en 2027 sont celles qui consacrent 2026 à trois choses :
- Assainir la couche de données — consolider les sources de vérité et améliorer la qualité des données
- Renforcer les intégrations — pour que les outils partagent le contexte plutôt que de le dupliquer
- Restreindre le périmètre des cas d'usage — une IA ciblée et axée sur des tâches précises, là où la crédibilité peut réellement se construire
Le déficit de compétences numériques dans la construction devient nettement plus facile à combler lorsque l'IA opère dans des outils familiers, plutôt que d'exiger du personnel d'apprendre une couche supplémentaire. C'est la logique qui sous-tend Revizto AI — une intelligence intégrée dans l'environnement de coordination que les équipes utilisent déjà, et non positionnée comme un produit séparé à apprendre et gérer.
Ce à quoi ressemble concrètement une stratégie axée sur la consolidation
« La prochaine phase de transformation numérique ne sera pas portée par l'achat de nouvelles technologies, mais par une meilleure connexion des outils existants pour créer une source de vérité unique et incontestable. »
Arman Gukasyan, Fondateur et PDG, Revizto
Voilà le mandat du DSI en 2026. Il ne s'agit plus de savoir quoi acheter. Il s'agit de ce qu'on connecte, ce qu'on supprime, et qui contrôle réellement les données sous-jacentes.
FAQ
Le rapport Bridging the Gap 2026 a interrogé 600 DSI de l'AECO et identifié quatre pressions dominantes : la souveraineté des données (96 % préoccupés par la propriété des données lors du choix des fournisseurs), la hausse des coûts logiciels (66 % signalant des augmentations au cours des 12 derniers mois), les décisions de stratégie de pile (41 % en expansion contre 39 % en consolidation) et la maturité pour l'IA (les problèmes d'intégration et de fondations de données représentant 32 % des freins à l'adoption de l'IA). Ensemble, ils définissent un mandat qui a dépassé le « investir dans la technologie » pour aller vers le « connecter, rationaliser et gouverner ».
Au fur et à mesure que les projets génèrent des volumes croissants de données de valeur, les DSI se concentrent de plus en plus sur qui contrôle ces données, où elles sont hébergées et dans quelle mesure elles restent accessibles sur le long terme. 96 % des DSI de l'AECO se disent préoccupés par la propriété des données lors du choix de fournisseurs, dont 38 % « très » ou « extrêmement » préoccupés. La préoccupation est la plus forte en Australie et en Allemagne, reflétant des environnements réglementaires plus stricts et une sensibilité accrue au verrouillage fournisseur. La souveraineté des données est devenue un enjeu de risque au niveau du conseil d'administration, et non plus seulement une clause contractuelle.
Le secteur est presque également divisé. 41 % des DSI prévoient d'étendre leur pile dans les 12 à 18 prochains mois, tandis que 39 % prévoient de la consolider. Le mouvement le plus courant est de consolider jusqu'à 25 %, cité par 31 % des DSI — ce qui en fait la réponse individuelle la plus fréquente dans les données. La plupart des consolidations sont motivées par la hausse des coûts de licence et la conviction que des outils moins nombreux et mieux connectés réduisent les frictions d'adoption dans les équipes.
Les quatre principaux freins cités par les DSI de l'AECO dans les données 2026 sont : les contraintes réglementaires (24 %), les compétences numériques limitées (23 %), le manque d'intégrations (17 %) et les fondations de données insuffisantes (15 %). Intégrations et fondations de données représentent ensemble 32 % de tous les freins — la catégorie combinée la plus importante. Cela suggère que la maturité pour l'IA est avant tout un problème d'infrastructure, et non d'ambition ou d'investissement. Les entreprises les plus susceptibles de déployer l'IA de manière significative en 2027 sont celles qui consacrent 2026 à l'assainissement de la couche de données, au renforcement des intégrations et à des cas d'usage IA ciblés au niveau des tâches.
66 % des DSI de l'AECO ont signalé une hausse des coûts de licences logicielles et cloud au cours des 12 derniers mois. 49 % ont signalé des augmentations de 1 à 10 %, et 17 % des augmentations de 11 à 25 %. Les entreprises d'ingénierie pluridisciplinaires étaient les plus susceptibles de signaler des hausses à deux chiffres. Cette inflation des coûts est l'un des principaux moteurs de la dynamique actuelle de consolidation des piles.
Trois raisons, selon les données 2026. Premièrement, la hausse des coûts de licence crée une pression pour rationaliser les dépenses. Deuxièmement, les outils spécialisés qui se chevauchent génèrent une surcharge d'intégration qui grève la productivité des équipes. Troisièmement, des plateformes moins nombreuses et mieux connectées réduisent les frictions d'adoption qui freinent l'adoption des technologies de construction dans les équipes — notamment le frein lié au temps, cité par 32 % des professionnels de l'AECO comme le principal obstacle.


