Les projets de construction les plus durables sont ceux qui évitent les reprises
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Hawkins New Business Manager Olivia Pearson on why the biggest carbon and cost savings in construction are happening before the first shovel breaks ground.
Olivia Pearson, responsable du développement commercial (région Nord) chez Hawkins, explique pourquoi les plus grandes économies de carbone et de coûts dans la construction se réalisent avant le premier coup de pelle.
On parle surtout de durabilité dans la construction en termes de matériaux : béton à faible teneur en carbone, bois massif, acier recyclé. Tout cela compte. Mais après 25 ans dans ce secteur, je constate que les plus grandes avancées en matière de durabilité sur un projet viennent rarement de ce avec quoi nous construisons. Elles viennent de la qualité de notre planification, avant même de construire.
Ces gains se réalisent avant que quiconque ne démarre le chantier, ce qui explique sans doute pourquoi on leur accorde si peu d'attention. Personne ne coupe de ruban pour un conflit qui n'a jamais eu lieu sur site. Pourtant, le potentiel de réduction des déchets et du carbone, tout en gagnant du temps et de l'argent, est énorme.
Les reprises, ce coût de durabilité que personne ne compte
Selon des recherches menées à l'étranger par le Construction Industry Institute américain, les reprises dues à des modifications de conception, à des erreurs ou à une mauvaise coordination représentent environ 5 % de la valeur d'un projet, certaines études allant jusqu'à 20 %. Au cours de ma carrière, j'ai vu des projets d'autres entreprises renvoyés à la planche à dessin en pleine construction. Ce type de gaspillage, aucun choix de matériaux, aussi ingénieux soit-il, ne peut le compenser.
Les reprises viennent rarement d'une seule grosse erreur. Le plus souvent, tout commence petit : une modification de conception qui n'a pas été prise en compte, une information qui n'est pas parvenue à la bonne personne, ou deux équipes qui travaillent à partir de versions différentes d'un même plan. Quand cela devient visible sur le chantier, la corriger peut obliger à défaire des travaux, à commander de nouveaux matériaux et à renvoyer des personnes au travail.
La solution commence avant la construction
La solution, c'est une meilleure planification, et associer les entreprises de construction et les sous-traitants à la conversation sur la conception suffisamment tôt pour que leur expérience façonne le projet, et pas seulement sa réalisation. Travailler en silos permet rarement d'y arriver. La collaboration, si.
C'est dans la documentation que cela se joue directement. Une modification de conception tardive, communiquée de manière informelle, dans une discussion de couloir ou par un rapide e-mail, peut facilement se perdre avant le démarrage de l'étape suivante. Chez Hawkins, nous associons chaque modification directement aux modèles numériques partagés sur lesquels travaille tout le monde sur le projet, afin que rien ne passe entre les mailles du filet entre un croquis et la mise à jour officielle d'un plan.
Les plateformes modernes de modélisation des informations du bâtiment (BIM) facilitent grandement ce type de collaboration. Plusieurs parties peuvent planifier, tester des solutions et séquencer la construction ensemble avant d'engager le moindre dollar sur le chantier. Une étude de 2025 publiée dans l'Ain Shams Engineering Journal a modélisé l'impact d'une coordination de la conception fondée sur le BIM sur un projet de construction : elle a constaté une réduction de 15 % du carbone intrinsèque, accompagnée d'une baisse de 10 % des coûts.
« Supprimer les outils de collaboration numérique pour alléger un appel d'offres est une fausse économie. Le coût est simplement reporté sur la durée d'exploitation de l'actif. »
Olivia Pearson, New Business Manager – North, Hawkins
À quoi ressemble une meilleure planification, chiffres à l'appui
Chez Hawkins, l'utilisation du Revizto Collaboration Hub est devenue la norme sur chacun de nos projets, qu'il s'agisse de tours de bureaux, d'aéroports, d'universités ou d'hôpitaux. Certains de nos projets génèrent jusqu'à 12 000 plans PDF au format A3, révisés en permanence par 400 à 500 personnes à la fois. Gérer cela de façon numérique plutôt que sur papier, c'est garantir que les équipes de terrain travaillent toujours à partir de la version en vigueur d'un plan, et non d'une copie périmée imprimée des semaines plus tôt.
Depuis début juin, plus de 300 utilisateurs uniques sont présents sur la plateforme, dont plus de 200 appartiennent à des entreprises clientes externes et à des sous-traitants qui travaillent aux côtés de notre propre équipe. À eux tous, cela représente 8 966 interactions. À raison de cinq minutes économisées par interaction, une estimation prudente, cela représente 747 heures gagnées, soit environ 249 heures par mois. Ce temps est réinvesti dans les décisions qui font avancer un projet, au lieu d'être perdu à chercher quel plan est à jour. Il y a là aussi un bénéfice en matière de durabilité : moins de plans imprimés, moins de personnes qui construisent à partir d'un plan obsolète, et moins de travaux à défaire et à refaire.
De meilleurs matériaux comptent. Des méthodes de construction à faible teneur en carbone comptent. Mais éviter le travail inutile dès le départ compte tout autant. Le projet le plus durable n'est pas forcément celui qui affiche les matériaux les plus impressionnants. Parfois, c'est celui où nous avons assez bien planifié pour ne pas avoir à construire deux fois la même chose.
FAQ
Une reprise consiste à refaire des travaux de construction à cause de modifications de conception, d'erreurs ou d'une mauvaise coordination. Selon les recherches du Construction Industry Institute américain, les reprises peuvent coûter environ 5 % de la valeur d'un projet, certaines études allant jusqu'à 20 %.
Revizto offre aux équipes projet un environnement partagé pour coordonner les conceptions, tester des solutions et repérer les problèmes potentiels avant le début de la construction. Une étude de 2025 publiée dans l'Ain Shams Engineering Journal a constaté que la coordination de la conception fondée sur le BIM avait réduit le carbone intrinsèque de 15 % et les coûts de 10 % sur un projet de construction modélisé.
Dans les contextes d'achat qui privilégient fortement le prix initial le plus bas, les outils numériques sont parfois traités comme un coût supplémentaire du projet. L'argument pour les conserver : le coût d'une mauvaise coordination ne disparaît pas. Il peut réapparaître plus tard sous forme de reprises, de retards, de problèmes de construction et de maintenance.




